Goulaleu : Neuf villages sensibilisés contre l’orpaillage illégal et le trafic de produits agricoles

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Le sous-préfet de Goulaleu, Kouamé Morou Abou, a effectué, du 23 au 25 octobre 2026, une tournée de sensibilisation dans neuf localités de sa circonscription. Au centre de cette initiative : la lutte contre l’orpaillage illégal, la commercialisation frauduleuse du café-cacao et la sécurisation des terres rurales.

La lutte contre les activités illégales et la promotion du développement rural étaient au cœur de la tournée menée par le sous-préfet de Goulaleu, Kouamé Morou Abou. Durant trois jours, du 23 au 25 octobre 2026, l’autorité administrative est allée à la rencontre des populations de Ganleu, Gueidepleu, Féapleu, Dohoupleu, Mahapleu, Douéleu, Yomipleu-Koleu, Seipleu et Fouatouo.

Cette démarche de proximité visait à attirer l’attention des habitants sur plusieurs enjeux majeurs pour l’avenir de leur localité, notamment la préservation de l’environnement, la protection de l’économie agricole et la sécurisation du patrimoine foncier.

Orpaillage illégal : un danger pour les populations et l’environnement

Face aux populations, le sous-préfet a insisté sur les conséquences de l’orpaillage illégal, une activité qui menace aussi bien les ressources naturelles que la stabilité des communautés.

L’exploitation anarchique des sites aurifères contribue à la destruction des terres cultivables et à la pollution des cours d’eau. Elle expose également les populations à des risques sanitaires, dans un contexte où la dégradation de l’environnement constitue une préoccupation majeure.

L’autorité préfectorale a aussi évoqué les problèmes d’insécurité et les tensions communautaires susceptibles de découler de cette activité. Elle a appelé les habitants à la vigilance et à une collaboration étroite avec les forces de sécurité, notamment face aux risques liés aux circuits financiers opaques pouvant alimenter des réseaux criminels.

Café-cacao : mettre fin à la fuite des récoltes vers les pays voisins

Autre sujet abordé lors des échanges : la sortie des produits agricoles ivoiriens vers les pays limitrophes en dehors des circuits autorisés.

Le sous-préfet a exhorté les producteurs à privilégier les circuits officiels de commercialisation du café et du cacao en Côte d’Ivoire. L’enjeu est de préserver les intérêts économiques du pays et de permettre aux ressources issues de ces filières de contribuer au financement des infrastructures et des projets de développement.

Pour les autorités administratives, la responsabilité des producteurs est déterminante dans la lutte contre ce phénomène, qui risque de priver l’économie nationale d’importantes recettes.

Sécurisation foncière : l’AFOR au service du monde rural

La question foncière a également occupé une place importante dans cette tournée. Kouamé Morou Abou a encouragé les propriétaires terriens à se rapprocher de l’Agence foncière rurale (AFOR) afin d’engager les procédures de sécurisation de leurs parcelles.

L’objectif est de réduire les conflits liés à la propriété des terres, de clarifier les droits fonciers et de favoriser une cohabitation pacifique entre les communautés.

En parallèle, les planteurs ont été invités à procéder à leur recensement pour obtenir leur carte officielle. Cette identification doit contribuer à une meilleure reconnaissance des acteurs agricoles et faciliter leur accès aux dispositifs d’accompagnement mis en place par l’État.

Une mobilisation pour le développement local

À travers cette tournée dans neuf villages, l’administration sous-préfectorale de Goulaleu entend renforcer la sensibilisation des populations sur les comportements susceptibles de compromettre le développement de la circonscription.

La préservation des terres, le respect des circuits légaux de commercialisation et la sécurisation foncière apparaissent ainsi comme des leviers essentiels pour consolider la paix sociale et soutenir durablement les activités économiques locales.

À Goulaleu, le défi consiste désormais à transformer les messages de sensibilisation en engagements concrets au sein des communautés.

Emmanuel Doya
Correspondant régional


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