Nassian : plus de 3 000 équipements détruits dans la lutte contre l’orpaillage illégal sur le fleuve Comoé

Une opération conjointe de trois jours menée par la gendarmerie mobile et le GSLOI a permis de démanteler plusieurs installations clandestines dans les environs de Toupé-Awahikro.
La lutte contre l’orpaillage illégal se poursuit dans le nord-est de la Côte d’Ivoire. Du lundi 17 au mercredi 19 août 2026, une opération conjointe conduite sur le fleuve Comoé, dans les environs de Toupé-Awahikro, dans la sous-préfecture de Nassian, a permis de démanteler plusieurs sites d’exploitation aurifère clandestine.
L’intervention a mobilisé les éléments de l’Escadron de gendarmerie mobile de Dabakala, appuyés par l’équipe nautique du Groupement spécial de lutte contre l’orpaillage illégal (GSLOI).
Sur le terrain, les forces de sécurité ont investi les zones d’exploitation et procédé à la destruction d’un important lot de matériel destiné à l’extraction et au traitement clandestins de l’or.
Le bilan fait état de 304 dragues, 572 concasseurs, 796 tapis de lavage, 385 bidons de 25 litres, 545 bassines et 361 tuyaux d’aspiration saisis et détruits.

Soit plus de 3 000 équipements retirés des circuits de l’orpaillage illégal. Une opération qui donne une idée de l’ampleur des activités clandestines développées sur cette portion du fleuve Comoé.
Au-delà du démantèlement des sites, cette intervention vise également à préserver les cours d’eau et les écosystèmes. L’utilisation de dragues, de tuyaux d’aspiration et d’autres équipements liés à l’exploitation aurifère clandestine contribue notamment à la dégradation des berges et à la perturbation des milieux aquatiques.
La mobilisation conjointe des unités terrestres et nautiques traduit par ailleurs la volonté des autorités de renforcer la lutte contre les réseaux d’orpaillage clandestin, y compris dans les zones difficiles d’accès.
Avec la destruction de cet important arsenal, les forces engagées entendent ainsi porter un coup aux activités illégales dans cette partie du Bounkani et poursuivre les actions visant à protéger les ressources naturelles et les cours d’eau.
Marie Blessing
