Man : l’ULDT affiche ses ambitions pour un Tonkpi uni et tourné vers le développement

L’Union des leaders pour le développement du Tonkpi (ULDT) a officiellement lancé ses activités, le samedi 1er août 2026 à Man, à l’occasion d’une conférence de presse animée par son président, Serge Goué, entouré des membres de son bureau. Cette rencontre a permis à la nouvelle organisation de dévoiler sa feuille de route, centrée sur la cohésion des cadres et le développement socio-économique de la région.
D’entrée de jeu, Serge Goué a expliqué que la création de l’ULDT répond à une préoccupation majeure : rassembler les filles et les fils du Tonkpi au-delà des clivages politiques. Selon lui, les divisions entre les leaders de la région ont longtemps constitué un frein aux initiatives de développement et à l’amélioration des conditions de vie des populations.
« Notre priorité est de créer un espace de dialogue où l’intérêt du Tonkpi prime sur les considérations partisanes », a-t-il déclaré, soulignant que l’organisation accueille des membres issus de divers horizons politiques ainsi que de la société civile.
Pour le président de l’ULDT, seule une synergie entre les cadres, les élus et les forces vives permettra d’attirer davantage d’investissements, de créer des emplois et de relever les nombreux défis auxquels la région est confrontée. Il a insisté sur la nécessité de bâtir une vision commune afin de donner un nouvel élan au Tonkpi.
L’emploi des jeunes, l’autonomisation des femmes et la relance de l’économie locale figurent parmi les principaux axes d’intervention de l’organisation. Serge Goué a notamment regretté le départ de plusieurs entreprises de la région à la suite des différentes crises qu’a connues le pays, estimant qu’il est désormais indispensable de créer un environnement favorable à leur retour afin d’offrir de meilleures perspectives à la jeunesse.
Évoquant le positionnement de l’ULDT, il a reconnu partager les idéaux défendus par le ministre Vagondo Diomandé, notamment en matière de paix, de cohésion sociale et de vivre-ensemble. Il a toutefois tenu à préciser que cette proximité ne remet pas en cause la vocation rassembleuse de la structure.
« Nous faisons de la politique dans son sens noble, celui qui consiste à œuvrer pour le bien commun. Notre objectif n’est pas d’entretenir des rivalités, mais de contribuer au développement de notre région », a-t-il affirmé.
Le président a également rappelé que l’ULDT est l’héritière du Forum des Jeunes pour le Développement du Tonkpi, créé en 2016. Le changement de dénomination, intervenu le 19 mai 2026, traduit, selon lui, la volonté d’élargir le mouvement à toutes les générations afin de renforcer son impact.
Revenant sur le parcours de la structure, Serge Goué a rappelé son implication dans les actions de sensibilisation en faveur de la paix lors de la crise de 2020. Il a assuré que cet engagement en faveur de la stabilité et du dialogue continuera d’inspirer les initiatives de l’ULDT.
En réponse aux questions des journalistes sur ses relations avec les personnalités politiques de la région, il a réaffirmé sa disponibilité à travailler avec tous les cadres du Tonkpi, sans distinction d’appartenance politique, dans l’intérêt exclusif de la région.
Clôturant son intervention, Serge Goué a lancé un appel à l’union des forces vives du Tonkpi. Pour lui, le développement de la région ne pourra être durable que si les divergences politiques cèdent la place au dialogue, à la solidarité et à une vision commune au service des populations.
Si vous le souhaitez, je peux également en faire une version plus percutante, avec le style d’un grand quotidien comme Fraternité Matin ou L’Inter.
Momo Rachid
