Man : le SNET mise sur les compétences des jeunes pour accompagner l’industrialisation

La première étape régionale du Salon national de l’enseignement technique (SNET) s’est tenue dimanche 9 août 2026 à Man. Une initiative qui entend rapprocher la formation professionnelle des réalités économiques du Tonkpi.
La première étape régionale du Salon national de l’enseignement technique (SNET) s’est tenue dimanche 9 août 2026 à Man. Une initiative qui entend rapprocher la formation professionnelle des réalités économiques du Tonkpi.
Après Abidjan, le Salon national de l’enseignement technique (SNET) a posé ses valises à Man. La capitale du Tonkpi a accueilli, dimanche 9 août, la première étape décentralisée de cette initiative consacrée à la promotion des métiers techniques et de la formation professionnelle.
Organisée autour du thème « L’Enseignement Technique, levier de l’industrialisation de la Côte d’Ivoire », cette rencontre a mis l’accent sur l’importance des compétences dans la transformation de l’économie nationale.

Former autrement pour répondre aux besoins du terrain
Le choix de Man n’est pas anodin. La région du Tonkpi dispose de nombreux secteurs susceptibles d’offrir des débouchés aux jeunes, notamment l’agriculture, l’agro-industrie, l’artisanat, le tourisme, l’hôtellerie, les mines et les métiers liés à l’environnement.
Dans ce contexte, la formation technique apparaît comme un moyen de préparer une main-d’œuvre capable de répondre aux exigences de ces différents secteurs. Le SNET vise ainsi à mieux faire connaître les filières disponibles et à encourager les jeunes à s’orienter vers des métiers porteurs.
Président de cette étape régionale, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, le général Vagondo Diomandé, a exprimé sa satisfaction de voir Man accueillir cette initiative. Il a notamment insisté sur la nécessité de faire de la formation professionnelle un véritable outil d’émancipation et d’insertion pour la jeunesse.

Rapprocher l’école du monde professionnel
Au-delà de l’orientation des jeunes, le salon pose également la question de l’adéquation entre les formations dispensées et les besoins du marché de l’emploi. L’enjeu consiste à favoriser davantage de passerelles entre les établissements techniques, les entreprises et les secteurs économiques locaux.
Pour le ministère délégué chargé de l’Enseignement technique, cette démarche participe à une transformation progressive de l’image des métiers techniques, longtemps considérés comme des filières de second choix.

À Man, le SNET a donc voulu porter un message clair : les compétences techniques constituent désormais un levier essentiel pour l’emploi des jeunes, mais aussi pour la compétitivité des territoires.
Cette première étape régionale ouvre ainsi la voie à une dynamique de proximité destinée à mieux faire connaître l’enseignement technique à l’intérieur du pays et à renforcer son rôle dans la transformation économique de la Côte d’Ivoire.
La rédaction
