Présidentielle 2025 / Guillaume Gbato « Soutenir Alassane Ouattara, c’est faire le choix de la stabilité »

À l’approche du scrutin présidentiel d’octobre 2025, plusieurs figures issues de la scène politique ivoirienne multiplient les prises de position. Parmi elles, Guillaume Gbato, journaliste et directeur du quotidien Liberté, désormais engagé dans le courant “Démocratie et Valeurs” du FPI, assume ouvertement son soutien au président sortant Alassane Ouattara. Pour lui, ce choix s’inscrit dans une vision de paix et de consolidation démocratique.
Guillaume Gbato ne cache pas son engagement : « Depuis le congrès du FPI d’octobre 2024, nous avons affirmé notre désaccord avec la ligne politique du président Affi N’Guessan », confie-t-il.
Le courant Démocratie et Valeurs dont il est membre considère que l’accord signé entre le FPI et l’État en mai 2023 reste la meilleure voie pour relancer le parti et contribuer à la stabilité du pays.
« Nous avons choisi de soutenir le président Ouattara parce qu’il incarne la continuité et la cohésion nationale. Ce n’est pas une rupture, mais un choix de responsabilité », explique-t-il, précisant que plusieurs cadres du FPI mènent campagne sur le terrain dans le même esprit.
À ceux qui s’interrogent sur la cohabitation entre anciens adversaires politiques, Guillaume Gbato répond sereinement :
« Les responsables du RHDP nous reçoivent avec respect et ouverture. Ils comprennent que la construction nationale exige le concours de tous. Le soutien d’un courant du FPI à leur candidat est un signe fort d’unité et de maturité politique. »
Selon lui, cette collaboration dépasse les querelles partisanes. « Ce que nous faisons aujourd’hui, c’est œuvrer pour un pays apaisé, où l’on peut se parler au-delà des appartenances politiques », affirme-t-il.
Contrairement aux idées reçues, Guillaume Gbato insiste : sa participation à la campagne n’est pas financée par la Présidence.
« Nous sommes des cadres, nous nous organisons entre nous. Ce qui nous anime, c’est la conviction, pas les moyens financiers. Nous travaillons en appui aux structures locales du RHDP pour mobiliser les électeurs », indique-t-il.
Son message principal : retirer sa carte d’électeur et voter massivement dans le calme.
« Nous voulons une élection apaisée et une forte participation. C’est le plus beau signal que notre région peut envoyer au reste du pays », insiste-t-il.
Pour le directeur de Liberté, le futur mandat d’Alassane Ouattara doit être celui du « rattrapage pour l’Ouest montagneux ».
« Notre région a longtemps souffert des crises. Nous avons besoin d’infrastructures, d’emplois et de projets économiques. Je suis convaincu que le président Ouattara saura tourner son regard vers l’Ouest », espère-t-il.
Guillaume Gbato évoque également les enjeux sécuritaires : « L’Ouest, comme le Nord, est une zone sensible. Le président a prouvé sa capacité à assurer la sécurité nationale. Nous devons lui donner les moyens de poursuivre cette œuvre. »
Présent sur le terrain, il multiplie les rencontres avec les communautés locales, associations et leaders d’opinion.
« Partout où je passe, les populations expriment leur confiance. Elles veulent la paix et la continuité. Nous leur disons : rien n’est perdu, la région aura sa part du développement national », souligne-t-il.
Avant de conclure, Guillaume Gbato adresse un message à ses compatriotes :
« Ne vous laissez pas influencer par les discours de division. Le président Ouattara a bâti une Côte d’Ivoire stable. Le meilleur reste à venir, surtout pour notre région. »
Le soutien du courant Démocratie et Valeurs du FPI au président Ouattara symbolise une recomposition du paysage politique à la veille du scrutin. Au-delà du geste partisan, Guillaume Gbato y voit une main tendue pour une Côte d’Ivoire réconciliée et résolument tournée vers le développement.
Junior Kouassi
Correspondant régional
