Zouan-Hounien : le MIRAH au front contre une épidémie de la Peste des Petits Ruminants

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Une campagne de sensibilisation et de vaccination s’est tenue à Yeileu, le mercredi 3 juillet 2025, après la détection de plusieurs cas de Peste des Petits Ruminants dans le village de Gouakatouo. Le ministère des Ressources animales et halieutiques tire la sonnette d’alarme.

La menace est réelle, et les autorités ne veulent pas perdre de temps. À la suite de cas suspects recensés dans le village de Gouakatouo, situé dans la sous-préfecture de Yeileu, dans le département de Zouan-Hounien, une équipe du ministère des Ressources animales et halieutiques (MIRAH) a été dépêchée sur place pour alerter, informer et surtout protéger les éleveurs.

Une épidémie silencieuse mais destructrice

La Peste des Petits Ruminants (PPR), une infection virale fulgurante qui touche principalement les chèvres et les moutons, a refait surface dans cette zone rurale. Fièvre, écoulements, perte d’appétit et mortalité soudaine : les symptômes sont connus, les dégâts souvent irréversibles. Même si elle ne menace pas directement l’humain, cette maladie représente une véritable catastrophe économique pour les éleveurs, déjà fragiles.

« Nous sommes venus expliquer ce qu’est cette maladie, comment elle se propage, et surtout, ce qu’il faut faire pour la contenir », explique le Dr Zanan Coulibaly, vétérinaire principal et chef de mission.

Les analyses confirment : le virus est bien là

C’est le Laboratoire national d’appui au développement agricole (LANADA), basé à Bingerville, qui a validé le diagnostic. Les échantillons prélevés sur des animaux malades dans la zone de Gouakatouo ont confirmé la présence du virus. Un signal d’alerte que le MIRAH a pris au sérieux en enclenchant immédiatement une riposte.

2 000 doses de vaccin pour contenir la propagation

Pour freiner l’avancée du virus, l’équipe du MIRAH a livré un stock de 2 000 doses de vaccin. Objectif : vacciner rapidement les troupeaux dans les villages environnants et stopper net la contamination. Une opération qui marque le début d’une campagne plus large dans le département de Zouan-Hounien.

« Nous devons protéger le bétail encore sain. Chaque jour gagné est une chance de sauver des dizaines d’animaux », insiste Konaté Souleymane, Directeur Départemental du MIRAH.

Les consignes sont claires

Lors de la rencontre communautaire organisée à Yeileu, les techniciens du ministère ont rappelé les gestes essentiels pour limiter la crise : Ne pas consommer ou vendre les animaux morts ou suspects, Informer sans délai les services vétérinaires en cas de symptômes, Maintenir la propreté des enclos et lieux d’élevage, Faire vacciner systématiquement tous les petits ruminants.

Des messages reçus cinq sur cinq par les populations, parmi lesquelles de nombreux éleveurs, chefs de village, femmes commerçantes et jeunes du milieu rural.

Une prise de conscience salutaire

La mobilisation observée à Yeileu démontre un changement d’attitude face aux maladies animales. Les habitants, conscients des risques, s’impliquent désormais davantage dans les campagnes sanitaires. Une dynamique que le MIRAH veut encourager, en multipliant les sessions d’information et les campagnes de vaccination sur l’ensemble du territoire.

L’élevage rural en ligne de mire

Au-delà de la réponse d’urgence, le ministère souhaite renforcer la résilience des éleveurs, car les petits ruminants représentent bien plus qu’un simple cheptel. Ils sont source de revenus, de nourriture, et de fertilité pour les sols. Autrement dit, leur disparition aurait un effet domino sur tout l’écosystème économique local.

Yeileu n’est donc que le point de départ d’une série d’actions ciblées pour contenir la PPR dans le département. Et cette fois, autorités et populations semblent déterminées à ne pas laisser le virus gagner du terrain.

Emmanuel Doya à Zouan-Hounien


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